Lors des interventions, il est inévitable que la discussion dévie et que des sujets annexes soient abordés.  Il y a fort à parier que la richesse du site émergera de ces discussions annexes, qui sont donc tout à fait les bienvenues.

Je vous propose, lorsque vous sentez que le hors-sujet devient patent et que la page de l’auteur se dénature, de vous donner rendez-vous ici, dans « le Salon ». Le Salon est accessible depuis la page d’accueil.

(Pour mémoire, il y a une page dédiée aux classiques et une dédiée à la lecture)

Bonnes discussions !

17 réponses
  1. Neo-Birt7
    Neo-Birt7 dit :

    Que pensez-vous de l’élection, et avec la manière, de Barbara Cassin à l’Académie française ? Avec cette philologue classique et historienne de la philosophie ancienne (Parménide, les Sophistes, Aristote essentiellement) devenue une puissance agissante dans les débats philosophiques actuels, il me semble que l’illustre Compagnie remonte quelque peu la pente.

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    • DraaK fut là
      DraaK fut là dit :

      Bonjour Neo-birt7,
      Pour information, entretien avec Barbara Cassin dans Le Monde (12 mai 2018, 23h06), version électronique. Une femme qui attire la sympathie. Apparemment, Marc Fumaroli a été important pour son entrée à l’Académie (Marc Fumaroli que vous citiez ici-même il y a quelques jours sur la page « Jean de la Fontaine » ; tout se tient…)

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  2. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Cher Neo-birt7,
    Alain Sournia, que j’ai cité en page de garde (car il avait souligné les traductions multiples d’un même passage antique), me signale par mail :
    « La plupart des traductions sont, je crois honnêtes, sauf en langues modernes où des étidiants travaillent à la pige pour payer leur chambre. En langues anciennes, chaque traducteur s’efforce de traduire de son mieux ce qu’il comprend ; les difficultés sont innombrables et immenses. En fait, la traduction est une GAGEURE, une arnaque qui remonte à l’invention du langage verbal articulé, il y a environ 75 000 ans. »
    Cette honnêteté de la traduction me laisse dubitatif. D’autant qu’elle ne peut être un critère si la compétence n’est pas au rendez-vous.
    Un avis là-dessus ?

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  3. Neo-Birt7
    Neo-Birt7 dit :

    Je ne suis pas loin de donner raison à M. Sournia ; les dés sont foncièrement pipés, témoin ce propos liminaire de l’immense helléniste que fut John D. Denniston, auteur des indispensables, quoique vieillies et en voie de remplacement à Oxford (deo fauente !), « Greek Particles », seconde édition revue par Kenneth J. Dover (1951), p. VI, « translation is always a dangerous business, because it assumes equivalence between expressions which (if we go beyond such simple equations as ποταμός = ‘river’) are hardly ever equivalent », parce que le génie de la langue source, surtout si elle est à flexion ou si son système graphique se prête à de délicates variations, permutations, contaminations sémasiologiques comme en chinois, en japonais, et bien plus encore en sumérien ou en akkadien, déborde toujours de ce qu’autorise les possibilités de la langue d’arrivée.

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    • Domonkos Szenes
      Domonkos Szenes dit :

      Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais il me semble qu’on parle très fréquemment et à juste titre, de la plus ou moins grande méconnaissance que peuvent avoir certains traducteurs de la langue de départ, ou bien de l’établissement du texte de départ, et insuffisamment de la plus ou moins grande méconnaissance que peuvent avoir certains traducteurs de la langue d’arrivée, même et surtout lorsqu’il s’agit de leur langue réputée maternelle. Quand je vois certains individus qui écrivent comme un cochon en français ou qui semblent en ignorer le génie propre et les ressources, j’imagine qu’ils ne peuvent être de grands traducteurs, quand bien même seraient-ils des dieux en grec ancien ou en chinois classique. (Je pourrais citer des exemples, hélas trop nombreux, mais est-ce bien utile ?) Et cela ne me paraît pas devoir s’améliorer, dans un proche et prévisible avenir, tout au moins.

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      • Domonkos Szenes
        Domonkos Szenes dit :

        Pour autant, il est bien entendu que le travail de traduction ressort de l’impossible. Ce qui n’empêche pas de l’entreprendre. Et, également, qu’il faut au lecteur à qui il est destiné, un certain talent, un peu d’intuition, d’imagination, de sensibilité. Sans compter qu’il ne paraît pas inutile que ledit lecteur fasse une partie du chemin en s’instruisant sur la langue et la culture d’où provient l’oeuvre qu’il est en train de lire en traduction. Le traducteur ne peut pas tout faire et livrer un produit prêt à digérer, sous emballage et en atmosphère stérile.

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  4. Sébastien
    Sébastien dit :

    Petit jeu : chercher les romans « circadiens » (dont l’action se déroule en un jour). Ex. : Ulysse de Joyce. J’en ai trouvé trois autres mais la liste n’est pas exhaustive.

    * Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
    * Une Journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne
    * Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry

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    • DraaK fut là
      DraaK fut là dit :

      Je ne suis plus sûr à 100%, mais j’ai en tête :
      – Les Heures (the hours), de Michael Cunningham

      Excusez-moi si je me trompe, mais je pense aussi à :
      – Mrs Dalloway, de Virginia Woolf (que j’ai lâché avant la fin de la journée ; donc pas sûr de moi).

      Enfin, j’ai sur le bout de la langue un titre dont je me souviens qu’il se passe sur 24h, mais une partie de nuit, si bien que l’on est finalement sur deux jours (mais ça ne me revient pas…)

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    • Ben
      Ben dit :

      Je propose:
      * Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Zweig (une nouvelle, certes, et beaucoup de nouvelles sont circadiennes, mais je la mentionne pour son titre explicite)
      * Laissez bronzer les cadavres, Manchette
      Je pense qu’on peut en trouver d’autres du côté du polar (certains Hercule Poirot ? Maigret ?).

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  5. Domonkos Szenes
    Domonkos Szenes dit :

    Bonjour Draak;

    Sur votre invitation, je suis donc passé de l’appartement particulier de ce pauvre Mr Lovecraft, où je m’étais malencontreusement égaré, pour passer dans le Salon… En regrettant que ce Salon soit si peu fréquenté (pour le moment, j’espère) : la « vie moderne » comme il est convenu de dire offre tant de sollicitations, et l’esprit humain est si volage !

    En ce qui concerne la panne de Brumes, je m’étais effectivement fait la réflexion que, s’il voulait « arrêter les frais » – ne lui en contestant pas le droit, puisqu’il est le Maître après Dieu – il nous en aurait avertis ou adressé un petit message d’adieu.

    En ce qui concerne la position envers la Pléiade, je vous rejoins également : je suis sollicité par de nombreux autres ouvrages, j’ai cinquante volumes Pléiade à peine explorés et qui attendent d’être lus, ne suis pas très satisfait de nombre de parutions récentes dans la Pléiade, et j’ai cent fois décidé d’arrêter. Promesse d’ivrogne, à chaque fois je replonge, au prétexte de telle ou telle parution (comme le coffret Sand le mois prochain).

    Le pire étant que cette lassitude semble peu ou prou, d’une manière ou l’autre, partagée par pas mal de contributeurs, en tous cas de contributeurs qui comptaient parmi les plus intéressants à mes yeux. Cela ressemble à une longue et lente agonie, avec de temps en temps des pics de fièvre qui font croire brièvement à un retour de la vie, mais une nouvelle et profonde apathie ne tarde pas à reprendre le dessus…

    Et puis, enfin, j’ai peut-être moi aussi un peu vidé mon sac à malices, et je m’accuse de radotage…

    Enfin ! je me reproche de me servir de ces interventions comme d’un masque pour dissimuler le fait que je ne consacre ni le temps ni l’énergie que de devrais consacrer à la « véritable » écriture. Je me suis remis au travail ces derniers temps – tentative désespérée avant l’impuissance – sur un long texte (nouvelle, poème en prose ?) : cela ne m’était plus arrivé depuis les deux années d’isolement et de solitude à Wallis et Futuna. Mais je dois absolument consacrer plus de temps, et plus continûment, à la lecture des romans « chinois » de Frédérick Tristan, et à la rédaction de la petite étude sur le sujet, qui m’a été commandée pour un « Dossier H » Frédérick Tristan, prévu aux calendes grecques… On compte sur moi, et je me sens dans la peau d’un traître. Le « on » étant le maître d’oeuvre du Dossier H, qui est un vieil ami, et surtout Frédérick lui-même, qui est plus qu’un ami, mon père spirituel, aujourd’hui âgé et affaibli et qui voudrait se voir tressée cette couronne avant de rendre l’âme (ce qui, à ma grande angoisse, peut se produire à n’importe quel moment). Tout moment et toute force de travail, distraite de cette « mission sacrée » me conduit à me sentir dans la peau d’un voleur.

    Pour en revenir à un sujet plus terre à terre; si le blocage des commentaires du site des amoureux de la Pléiade devait par trop se prolonger, j’actionnerais la « corne de Brumes » en signe de détresse, en contactant Brumes directement sur sa boîte courriel, sur laquelle il m’avait fait l’amitié d’échanger, il y a quelques années, quand j’avais eu un accès de bouderie…

    Je vous souhaite une bonne journée (allez, soyons généreux, une bonne semaine, un mois… et même, pourquoi pas, une année : bien que n’ayant, comme le chantait Brel, ni « le courage d’être Juif, ni l’élégance d’être Nègre », le nouvel an judaïque qui vient de passer il y a quelques jours, me permet de vous souhaiter une bonne année !)

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  6. Domonkos Szenes
    Domonkos Szenes dit :

    J’ai voulu vous répondre, en me rendant dans le salon, mais il semblerait que mon message se soit perdu… Fausse manip de ma part ? J’avais soigné mon écriture, snif ! et n’ai pas le courage de recommencer tout de suite.

    Un peu plus tard, sans doute…

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    • DraaK fut là
      DraaK fut là dit :

      Cher Domonkos,
      Pas de crainte : les messages ne se perdent pas. Vous aviez indiqué un mail différent (faute de frappe) et j’ai dû autoriser manuellement votre intervention.
      Tout va pour le mieux : le blog de Brumes est de nouveau en service. Que vive la Pléiade ! Car si beaucoup ronchonnent, il y a encore de temps en temps de belles surprises.
      Pour vos travaux d’écriture : Souvenez-vous que la vie n’a qu’un but, la finir sans trop de regrets à son passif. Je sens qu’il est grand temps de vous y remettre !
      La lecture boulimique (et en ce qui me concerne : une boulimie de travail) est souvent une excuse que l’on se donne pour ne pas se consacrer à l’essentiel.
      Une excellente année (d’écriture) à vous !

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  7. Domonkos Szenes
    Domonkos Szenes dit :

    Effectivement, Brumes est ressorti des Limbes et Lombard de son Caveau (référence jazzistique et vianesque).
    Votre diagnostic (avant dernière phrase) est parfaitement juste. Plus qu’une excuse, un alibi ! Pas moyen d’y échapper, je dois retourner sur le lieu de mes crimes.
    Bien à vous.

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