Arthur Conan Doyle (à cheval sur le XIXe et le XXe siècle : 1859 – 1930) est l’auteur d’oeuvres de sciences fiction, de pièces de théâtres, de romans historiques et de poésie ; mais il est surtout mondialement connu pour les romans et nouvelles mettant en scène Sherlock Holmes et son compère le Dr Watson.

Les aventures de Sherlock Holmes furent en leur temps si célèbre que l’auteur, après l’avoir fait mourir, fut contraint de le faire réapparaître et le noyau dur du cycle ne fut définitivement constitué qu’à la mort de l’auteur lui même. Un musée Sherlock Holmes a ouvert à Londres en 1990, au 221b Baker Street, à l’endroit où le personnage est censé partager une chambre avec Watson.

(l’image ci-dessus est une illustration réalisée par David Henry Friston (1820-1906) ; les amateurs auront reconnu une scène de « a study in scarlet »)

Edition de référence :

  • Les aventures de Sherlock Holmes, Omnibus, 2005

l’édition est bilingue (traduction de Eric Wittersheim), sur papier bible, en trois volumes sous coffret.Les illustrations de Sidney Paget (1844-1908) sont reprises de l’édition originale des nouvelles dans le Strand Magazine, où Sherlock Holmes est paru en feuilleton. Edition très agréable si l’on ne s’intéresse qu’au Sherlock Holmes chez Conan Doyle.

76,20 €

  • Robert Laffont, dans sa collection Bouquins, a le grand mérite d’avoir édité :

Les histoires extraordinaires (bilingue), 12,99 €

Inédits et introuvables, 29,40 €

Les exploits du Pr Challenger et autres aventures étranges, 25,50 €

  • Les éditions NéO (Nouvelles éditions Oswald) [par défaut]

…ont édité l’intégrale de Conan Doyle en 21 volumes.

Si quelqu’un a un avis sur cette édition…

Livre(s) et ressource(s) recommandable(s) :

Le plus logique est peut-être de commencer par s’intéresser à un texte de l’auteur lui-même :

  • Conan Doyle est l’auteur d’une autobiographie, Ma vie aventureuse, Albin Michel (1932), trad. Louis Labat

Sur internet, une source excellente (en anglais) est :

  • https://www.arthur-conan-doyle.com/index.php?title=Main_Page

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6 réponses
  1. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Je viens de terminer « mon premier Sherlock Holmes » (après un choc septique/sceptique du côté de Lovecraft…)

    « Une étude en rouge » est le un roman court qui ouvre la série « Sherlock ». Il y a un côté voyeur à le lire, car on y découvre la rencontre de deux personnages, Sherlock et Watson, qui ignorent le mythe culturel qu’ils deviendront. Sur un plan narratif, le lecteur est surpris par une brusque rupture dans le récit : les mémoires de Watson sont interrompues et une seconde partie s’ouvre sur l’errance d’un américain dont on ignore tout et de sa fille adoptive dans un désert américain, très loin du Londres victorien. Pour le reste, le style est parfaitement en accord avec ce que l’on attend, justement, d’un roman de cette époque et la délicatesse policée m’a parfois fait penser à la manière de notre ami Restif, qui a la gentillesse d’intervenir sur Propagerlefeu.fr

    Je poursuis avec enthousiasme ma lecture des Sherlock. Au cas où cela peut intéresser quelqu’un, je me suis amusé à répertorier toutes les astuces de la « méthode Sherlock » : quelle est sa manière de penser ? Comment résout-il les énigmes ?

    Pour « Une étude en rouge », nous avons donc :

    – Sherlock publie un article sur les facultés d’observation qui permettent de déduire la profession d’un homme. « A partir d’une goutte d’eau, un logicien peut déduire l’existence de l’océan Atlantique ou du Niagara sans les avoir vus ni même avoir entendu parler d’eux. »

    – « C’est une erreur capitale que d’échafauder une théorie avant d’avoir tous les éléments. Cela biaise le jugement. »

    – il utilise la mémoire des affaires précédentes. En parlant d’une affaire : « Potassez-la à fond, vraiment. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Tout à déjà été fait auparavant. »

    – « Le plus important est d’arriver à raisonner à rebours (…) la plupart des gens, si vous leur décrivez une succession d’événements, vous diront quel en sera le résultat. Ils peuvent garder à l’esprit l’ensemble des faits et s’appuyer sur eux pour affirmer que telle ou telle chose va arriver. Rare sont ceux qui, si vous leur donnez un résultat, seront capables de reconstituer mentalement les étapes qui y ont abouti. C’est cette capacité-là que j’ appelle raisonner à rebours, ou de manière analytique. »

    Prochaine lecture : « le signe des quatre ».

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  2. Restif
    Restif dit :

    Ami Draak, je ne commenterais pas ce que vous dites de mon écriture, gentilesse qui jette des rougeurs sur la blancheur liliacée de ma peau acnéique (oui, je sais, c’est contradictoire). Merci quoi qu’l en soit. Ce que je voulais, ici, c’est montrer d’où Conan Doyle le a tiré la méthode holmesienne, car c’est d’un écrivain bien de chez nous : Voltaite. Lisez ce Passage de  » Zagig ou la destinée « :

     » Un jour, se promenant auprès d’un petit bois, il vit accourir à lui un eunuque de la reine, suivi de plusieurs officiers qui paraissaient dans la plus grande inquiétude, et qui couraient çà et là comme des hommes égarés qui cherchent ce qu’ils ont perdu de plus précieux. « Jeune homme, lui dit le premier eunuque, n’avez-vous point vu le chien de la reine ? » Zadig répondit modestement : « C’est une chienne, et non pas un chien. — Vous avez raison, reprit le premier eunuque. — C’est une épagneule très-petite, ajouta Zadig ; elle a fait depuis peu des chiens ; elle boite du pied gauche de devant, et elle a les oreilles très-longues. — Vous l’avez donc vue ? dit le premier eunuque tout essoufflé. — Non, répondit Zadig, je ne l’ai jamais vue, et je n’ai jamais su si la reine avait une chienne. »

    Précisément dans le même temps, par une bizarrerie ordinaire de la fortune, le plus beau cheval de l’écurie du roi s’était échappé des mains d’un palefrenier dans les plaines de Babylone. Le grand veneur et tous les autres officiers couraient après lui avec autant d’inquiétude que le premier eunuque après la chienne. Le grand veneur s’adressa à Zadig, et lui demanda s’il n’avait point vu passer le cheval du roi. « C’est, répondit Zadig, le cheval qui galope le mieux ; il a cinq pieds de haut, le sabot fort petit ; il porte une queue de trois pieds et demi de long ; les bossettes de son mors sont d’or à vingt-trois carats ; ses fers sont d’argent à onze deniers. — Quel chemin a-t-il pris ? Où est-il ? demanda le grand veneur. — Je ne l’ai point vu, répondit Zadig, et je n’en ai jamais entendu parler. »

    Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas que Zadig n’eût volé le cheval du roi et la chienne de la reine ; ils le firent conduire devant l’assemblée du grand Desterham, qui le condamna au knout, et à passer le reste de ses jours en Sibérie. À peine le jugement fut-il rendu qu’on retrouva le cheval et la chienne. Les juges furent dans la douloureuse nécessité de réformer leur arrêt ; mais ils condamnèrent Zadig à payer quatre cents onces d’or, pour avoir dit qu’il n’avait point vu ce qu’il avait vu. Il fallut d’abord payer cette amende ; après quoi il fut permis à Zadig de plaider sa cause au conseil du grand Desterham ; il parla en ces termes :

    « Étoiles de justice, abîmes de science, miroirs de vérité, qui avez la pesanteur du plomb, la dureté du fer, l’éclat du diamant, et beaucoup d’affinité avec l’or, puisqu’il m’est permis de parler devant cette auguste assemblée, je vous jure par Orosmade, que je n’ai jamais vu la chienne respectable de la reine, ni le cheval sacré du roi des rois. Voici ce qui m’est arrivé : je me promenais vers le petit bois où j’ai rencontré depuis le vénérable eunuque et le très-illustre grand veneur. J’ai vu sur le sable les traces d’un animal, et j’ai jugé aisément que c’étaient celles d’un petit chien. Des sillons légers et longs, imprimés sur de petites éminences de sable entre les traces des pattes, m’ont fait connaître que c’était une chienne dont les mamelles étaient pendantes, et qu’ainsi elle avait fait des petits il y a peu de jours. D’autres traces en un sens différent, qui paraissaient toujours avoir rasé la surface du sable à côté des pattes de devant, m’ont appris qu’elle avait les oreilles très-longues ; et comme j’ai remarqué que le sable était toujours moins creusé par une patte que par les trois autres, j’ai compris que la chienne de notre auguste reine était un peu boiteuse, si je l’ose dire.

    « À l’égard du cheval du roi des rois, vous saurez que, me promenant dans les routes de ce bois, j’ai aperçu les marques des fers d’un cheval ; elles étaient toutes à égales distances. Voilà, ai-je dit, un cheval qui a un galop parfait. La poussière des arbres, dans une route étroite qui n’a que sept pieds de large, était un peu enlevée à droite et à gauche, à trois pieds et demi du milieu de la route. Ce cheval, ai-je dit, a une queue de trois pieds et demi, qui, par ses mouvements de droite et de gauche, a balayé cette poussière. J’ai vu sous les arbres, qui formaient un berceau de cinq pieds de haut, les feuilles des branches nouvellement tombées ; et j’ai connu que ce cheval y avait touché, et qu’ainsi il avait cinq pieds de haut. Quant à son mors, il doit être d’or à vingt-trois carats ; car il en a frotté les bossettes contre une pierre que j’ai reconnue être une pierre de touche, et dont j’ai fait l’essai. J’ai jugé enfin par les marques que ses fers ont laissées sur des cailloux d’une autre espèce, qu’il était ferré d’argent à onze deniers de fin. »

    Tous les juges admirèrent le profond et subtil discernement de Zadig  »

    Rendons à César…

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  3. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Formidable. Je suis à l’extérieur et j’ai deux Lagavulin dans les veines (afin que d’esponger les pistaches), et je ne suis donc pas sûr de moi, mais cela me fait penser à un passage semblable au début du Nom de la Rose, où Guillaume « de Baskerville » (ça y est, je suis sûr de moi !) donne des indications sur un cheval perdu. Poupées russes de références…

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  4. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Lecture du second roman court de la série Sherlock Holmes, « Le signe des quatre » (The Sign of Four, paru en février 1890 dans le Lippincott’s Monthly Magazine).

    Tous les éléments d’un bon suspense sont réunis : un père disparu, un trésor, des perles reçues une fois par an et envoyées par un inconnu, un homme à la jambe de bois, l’exotisme des colonies indiennes et des îles Andaman…
    Sur le plan de l’histoire du couple Holmes / Watson : Première apparition de la nette addiction de Sherlock Holmes à la cocaïne (par ennui), et demande en mariage de Watson.

    Quant à la « Méthode Sherlock », j’ai noté :

    – Premier chapitre consacré à la différence entre observation et déduction. Remarquer la terre rouge sur les chaussures de Watson, c’est de l’observation. Comprendre qu’il est allé à un certain bureau de poste, c’est de la déduction. A ce sujet, Holmes dit : « Je ne devine jamais. C’est une habitude détestable, nuisible aux facultés de raisonnement. » Sherlock applique ses capacités de déduction à la montre de Watson, qui doutait de ses capacités.

    – « Éliminez tous les autres facteurs et celui qui reste doit être le vrai. » (et, p. 257 de l’édition Omnibus : « Combien de fois vous ai-je dit que lorsque vous avez éliminé ce qui est impossible, la solution qui demeure, aussi improbable soit-elle, doit représenter la vérité. »)

    – « il est primordial de ne pas laisser votre jugement être affecté par des qualités personnelles [= la beauté d’une femme]. Un client n’est pour moi tout au plus qu’un élément, un facteur dans un problème. »

    – Il laisse son esprit se détendre pour trouver la solution : « Voilà, j’ai laissé mon esprit se détendre complètement en me livrant à une analyse chimique. L’un de nos plus grands hommes d’Etat a dit que changer de travail est la meilleure façon de se reposer. C’est exact. Quand je fus parvenu à dissoudre l’hydrocarbure sur lequel je travaillais, je revins au problème des Sholto et considérai de nouveau toute l’affaire. » (p.322)

    – Sherlock aurait aimé le big data. « – Quelqu’un dit de l’homme qu’il est une âme dissimulée dans un animal, suggérai-je [Watson].
    -Winwood Reade est bon sur ce sujet-là, dit Holmes. Il fait remarquer que si l’homme, en tant qu’individu, est une énigme insoluble, dans la masse, il devient une certitude mathématique. Vous ne pouvez jamais, par exemple, prédire ce que fera un homme donné, mais vous pouvez dire précisément ce que sera capable de faire un groupe d’un certain nombre d’entre eux. Les individus varient, mais les pourcentages restent constants. C’est ce que dit le statisticien. »

    « – (…) l’amour est affaire d’émotion, et tout ce qui est émotionnel s’oppose à la raison froide et implacable, que je place au-dessus de tout. Je ne (me) marierai jamais moi-même, de peur de voir mon jugement biaisé. »
    (le « me » entre parenthèses est manquant dans mon édition ; coquille par analogie avec l’expression anglaise, sans doute).

    Le volume 1 (sur 3) d’Omnibus se poursuit par « les Aventures de Sherlock Holmes », une série de nouvelles plus courtes.

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  5. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Lecture des premières « aventures de Sherlock Holmes », nouvelles parues en 1891 dans le « Strand », après les publication des romans « Une étude en rouge » et « Le signe des quatre » :

    – « Un scandale en Bohême », dans laquelle Sherlock doit retrouver une photo compromettante prise avec la très habile Irène Adler. N’étant pas un féru Holmesien, je ne connais pas la suite des aventures, mais ce personnage féminin mériterait de réapparaître ultérieurement.

    – « La ligue des rouquins », dans laquelle Sherlock Holmes résout le mystère d’un homme engagé par cette étrange ligue pour recopier l’Encyclopaedia Britannica trois heures par jour.

    – « Une affaire d’identité », au cours de laquelle une femme s’inquiète de la disparition de son fiancé.

    – « Le mystère de la vallée de Boscombe » au cours de laquelle Sherlock tente d’innocenter un jeune homme de l’accusation du meurtre de son père.

    L’époque, l’originalité du personnage et des situations, la relation avec Watson… Tout cela est très attachant.

    Sur le plan de l’histoire : Watson est donc fiancé et a quitté l’appartement de Baker Street. Il n’intervient dans les enquêtes de son ami Sherlock qu’à l’appel de celui-ci ou au hasard d’une visite.

    Sur les « méthodes Sherlock », que je m’étais promis de recenser : Pas de grandes nouveautés. Les nouvelles exploitent les méthodes exposées dans les deux premiers romans.

    Dans « un scandale en Bohème » :

    – Holmes fait la distinction entre « voir » (ex : des marches d’escalier) et « observer » (ex : savoir combien il y a de marches). (En sortant d’un concert assis (Zaz), hier soir, ma femme m’a demandé combien il pouvait y avoir de personnes dans la salle. Je m’en suis voulu de ne pas avoir compté les rangées afin de fournir une réponse fiable qui l’aurait impressionnée, et cette distinction entre voir/observer m’est venue à l’esprit) ; cette faculté d’observation est le point fort de Holmes, déjà notée dans « une étude en rouge » ; observation devant mener à la déduction (ainsi que noté dans « le signe des quatre »).

    – « Je n’ai encore aucune information. C’est une erreur capitale que de bâtir des théories avant d’avoir aucune donnée. Insensiblement, on commence à tordre la réalité pour la faire coller aux théories, au lieu de faire coller les théories à la réalité » (une remarque très importante à mon sens, qui s’applique à bien des domaines : économie, politique…)

    Dans « une affaire d’identité » :

    – Importance des détails : « Ne vous fiez jamais à l’impression générale, mon garçon, mais concentrez-vous sur les détails. Mon premier regard va toujours vers les manches chez une femme. »
    Dans « Le Mystère de la vallée de Boscombe » :

    – « Les preuves indirectes sont sujettes à caution, répondit Holmes d’un air pensif. Elles peuvent avoir l’air d’indiquer clairement une chose, mais si on modifie légèrement son point de vue, il arrive de constater qu’elles désignent, de façon tout aussi nette, une chose tout à fait différente. »

    – « Il n’y a rien de plus trompeur qu’un fait évident. »

    Conan Doyle, dans ces quatre nouvelles, reprend souvent le thème de la banalité par rapport à l’exceptionnel :

    – « En règle générale, plus une chose semble bizarre et moins elle s’avère mystérieuse, en définitive. Ce sont les délits banals, ordinaires qui sont les plus déroutants, comme un visage banal est très difficile à identifier. » (dans « La ligue des rouquins »)

    – « [les détails] constituent pour un observateur l’essence vitale de tout problème. Croyez-moi, il n’y a rien d’aussi peu naturel que le banal. » (dans « Une affaire d’identité »)

    – « En réalité, j’ai remarqué que c’est habituellement dans les problèmes mineurs qu’il existe un champ pour l’observation, et pour l’analyse rapide des causes et des conséquences qui fait le charme d’une enquête. Les grands crimes sont souvent les plus simples, car plus un délit est important et plus son mobile est évident : c’est la règle. » (dans « Une affaire d’identité »)

    – « La singularité est invariablement un indice. Plus le crime est sans relief et banal, plus il est difficile à comprendre. » (dans « le Mystère de la vallée de Boscombe »)

    L’édition Omnibus est toujours agréable à lire. Pouvoir se reporter au texte original en regard est intéressant. Une faute énorme (infinitif au lieu d’un participe passé) m’a fait souffrir de l’oeil ; mais c’est toujours moins que j’en aurais fait moi-même.

    Il est connu que l’on ne trouve pas dans les romans et nouvelles le fameux « élémentaire, mon cher Watson » (qui provient d’adaptations théâtrales ultérieures), j’ai toutefois noté un :
    « Tout cela est amusant, bien que plutôt élémentaire, mais je dois me remettre au travail, Watson. » (Dans « une affaire d’identité »).

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