Jean de la Fontaine (1621 – 1695) est principalement connu comme l’auteur des Fables.

Ces Fables, inspirées en grande partie des fabulistes de l’antiquité (et en particulier d’Esope), sont un des chefs-d’oeuvre de la littérature française. Elles ont été publiées dans trois recueils (1668, 1678, 1694).

Les fables font partie de la culture et de la sagesse populaire. Certains vers sont devenus des proverbes et font partie de l’ADN culturel de tout un chacun. La preuve ? Vous pouvez sans peine compléter :

« Aide toi, le… »

« Tel est pris qui… »

« Rien ne sert de courir, … »

« Patience et longueur de temps font plus… »

« La raison du plus fort… »

« Tout flatteur vit aux… »

Céline dira : « Le plus grand pour moi, c’est La Fontaine parce que c’est fin, c’est ça et c’est tout, c’est final. »

Jean de la Fontaine est aussi l’auteur de Contes, éclipsés par le succès de ses Fables.

Edition de référence :

  • La Pléiade

En deux volumes.

Le premier volume réunit les Fables et les Contes. Edition 1991, 1728 pages, établie, présentée et annotée par Jean-Pierre Collinet. 65 €. Je ne possède que ce premier volume et le considère comme édition de référence jusqu’à argument contraire. Environ 800 pages de notes et notices ! Chaque conte (de vingt à quarante vers en moyenne) fait l’objet de notes spécifiques et identifie la source de l’auteur.

Le second volume (plus ancien : 1943, 1200 pages) reprend les poèmes et le théâtre de La Fontaine. Edition de Pierre Clarac. 49 €

Livre(s) et ressource(s) recommandables :

Dans l’attente de vos commentaires.

En commentaires, libre à vous de :

  • discuter des mérites et défauts des différentes éditions
  • de la place de l’auteur ou de l’oeuvre dans la culture de son temps
  • de l’importance de l’auteur ou de l’oeuvre pour un lecteur contemporain
  • de ce qu’il représente pour vous
  • des livres ou autres sources très recommandables pour comprendre l’auteur / l’oeuvre / son influence
2 réponses
  1. Neo-Birt7
    Neo-Birt7 dit :

    Pour ce qui touche au commentaire explicatif (vocabulaire, tournures) et au décorticage des matériaux dont s’est servi La Fontaine, la présentation standard des Fables est effectivement la seconde mouture de la Pléiade, par J.-P. Collinet. Une édition plus expansive encore, car elle n’inclut pas les Contes, a été donnée par Marc Fumaroli dans la Pochothèque (Paris, 1995), refonte de ses deux volumes parus à L’Imprimerie Nationale en 1985 – on y trouvera une introduction de près de 130 pages et un commentaire poussé à la fois sourcier, littéraire et intertextuel, qu’il est permis de trouver un peu prétentieux ainsi que biaisé par l’insistance de l’auteur sur la dimension de fronde politique revêtus par les (premiers livres des) Fables. Pour les besoins courants, la première Pléiade (1932, dernière révision 1954), qui donne les Fables avec 140 pages de notes et variantes signées René Groos, suffit encore largement.

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  2. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Un excellent exercice est d’apprendre une fable de temps en temps. Quand on peine sur 14 malheureux vers de La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf, c’est une belle leçon d’humilité.

    Répondre

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