La Bible est un recueil de textes sacrés chez les juifs et les chrétiens, écrit entre le VIIIe siècle avant Jésus-Christ et le Ier ou IIe siècle de notre ère.

Cette Bible a sa place sur propagerlefeu.fr en tant que texte littéraire et pour son influence sur toute l’histoire de la littérature, de l’art et de l’humanité. Elle a fourni d’innombrables motifs à connaître pour apprécier les textes ultérieurs.

Le mot vient du grec ancien et signifiait « Les livres » ; s’agissant d’un recueil de textes, il convient d’abord de savoir de quelle Bible on parle.

Ma grande inculture remercie Wikipédia pour la synthèse suivante (forcément imparfaite, mais les grandes lignes doivent être là) :

1) La Bible hébraïque contient :

  • La Torah (la Loi)
  • Les Nevi’im (les Prophètes)
  • Les Ketouvim (les autres écrits)

Elle est dite en hébreu « TaNaKh ».

2) La Bible des Chrétiens :

Vers 270 avant J.-C, cette Bible hébraïque a fait l’objet d’une traduction en grec (la « Septante », car le texte a été traduit par 72 savants juifs, mais la dictature des arrondis fait que l’on retient « 70 »).

L’Ancien Testament correspond (avec des différences) à la TaNaKh ci-dessus, auxquels ont été ajoutés 6 livres (les écrits deutérocanoniques/apocryphes). Avant de les citer, quelques précisions sur le « canon » hébraïques repris par les chrétiens :

Alors que la Bible hébraïque est divisée en trois parties, l’Ancien Testament des chrétiens est divisée en quatre parties :

  • Le Pentateuque (« 5 livres ») chez les chrétiens (les cinq livres étant la Génèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome), qui correspond à la Torah des juifs.
  • Les livres historiques
  • Les hagiographes
  • Les Prophètes

Les livres deutérocanoniques (« canoniques secondaires ») sont les suivants :

  • Judith
  • Tobie
  • Maccabée
  • Sirach
  • Baruch
  • Une partie de Daniel et la sagesse de Salomon

Les six livres en question n’étant pas reconnus par les protestants.

Comme chacun sait, les chrétiens ont ajouté le Nouveau Testament (vie et actes de Jésus et des apôtres), soit :

  • Les quatre Evangiles
  • Les Actes des Apôtres
  • Les Epîtres
  • L’Apocalypse

Au IVe siècle, les traductions latines existantes étant imparfaites, Jérôme entreprend une nouvelle traduction : La Vulgate.

Enfin, il existe une Bible Samaritaine qui ne reprend que le Pentateuque/la Torah avec des différences de fond.

Edition de référence :

Pas d’édition [par défaut], dans l’attente des premières intervention.

Livre(s) et ressource(s) de référence

Pas d’indication dans l’attente de vos interventions.

A vous de jouer maintenant !

Pour mémoire, l’édition citée est suivie de la mention [par défaut] qui apparaît s’il n’y a pas encore eu de discussion sur le sujet.

En commentaires, libre à vous de :

  • discuter des mérites et défauts des différentes éditions
  • de la place de l’auteur ou de l’oeuvre dans la culture de son temps
  • de l’importance de l’auteur ou de l’oeuvre pour un lecteur contemporain
  • de ce qu’il représente pour vous
  • des livres ou autres sources très recommandables pour comprendre l’auteur / l’oeuvre / son influence
5 réponses
  1. Trollitrolleur
    Trollitrolleur dit :

    La traduction de la Bible est une question vaste et complexe avec laquelle il n’y a pas lieu de délibérer sur une « meilleure édition ». Au fil des âges il est certain que plusieurs bibles ont été élaborés, mais pas toutes dans le même esprit. La Bible par excellence, dont la plupart des – si ce n’est tous – gens d’Église utilisent est bien entendue la trop connue La Bible de Jérusalem que l’on doit à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem . A mon sens la traduction est clair et peut très bien faire l’affaire compte tenu de son statut prééminent à l’égard de tout bons chrétiens. Une autre bible de référence au même titre que la Bible de Jérusalem : la TOB; personnellement je n’ai rien contre cette traduction si ce n’est quelques doutes quant aux traducteurs issus de religions différentes participant sur un même projet. Je ne doute aucunement de la véracité d’un tel projet, mais il reste néanmoins que cette Bible contient une dimension de « Bible à la carte ». Mon petit pêché mignon ira du côté d’une traduction, certes ancienne et un peu oubliée, mais que je trouve plutôt recommandable : je parle de la Sainte Bible initialement traduite par le chanoine Crampon puis repris par divers spécialistes, notamment des pères. Le grand mérite de cette Bible est qu’elle offre au lecteur une traduction énormément influencée par le texte original (la Bible hébraïque); ce qui, malgré certains défauts comme dans chaque bibles, garantie une certaine proximité vis-à-vis du texte original tandis que pour la majorité des bibles traduites en langue française il s’agit de traductions issues de la Vulgate (du latin) ou de la Septante (du grec). Le style est plutôt classique est sobre.
    Mais si le lecteur recherche une traduction très littéraire de la Bible avec un style grandiose, je ne peux que lui conseiller la Bible de Port-Royal traduite par Lemaistre de Sacy au XVIIème siècle (avec la collaboration d’auteurs tels que Pascal). Bien que cette Bible prend quelques libertés au niveau du style, elle n’en est pas moins la plus belle traduction française. Contrairement à ce que l’on peut dire, l’influence janséniste n’est pas aussi présente qu’on ne le croit. Cependant le lecteur chrétien très sévère en la matière pourra peut-être se passer d’une telle référence. Pour cesser d’être exhaustif, je citerai également la traduction de l’Ancien testament chez La Pléiade qui n’est, certes pas mauvaise, mais qui est très inégale dans bien des passages.

    Les traductions citées sont proprement « catholiques ».

    Répondre
    • Elio
      Elio dit :

      Il est vrai qu’on pourrait longtemps délibérer sur les diverses traductions de la Bible, et je crois qu’il y aura autant de préférences que de contributeurs sur cette page. Je vais donc y aller moi aussi de mes recommandations, en espérant que cela ouvre plus encore la discussion.

      Vous citez à juste titre l’entreprise de traduction œcuménique de la Bible (TOB), qui représente selon moi un très bel effort de convergence entre courants confessionnels en même temps qu’un travail d’exégèse et de traduction tout à fait recommandable. On a peu de bibles dont les orientations théologiques ne soient pas tranchées, et cela doit être porté au crédit de la TOB.

      Car presque toutes les traductions sur le marché se réclament d’une confession particulière (catholique pour Jérusalem, protestante pour les différentes moutures de Segond, juive pour le rabbinat), et, même si nombre d’entre elles proposent des notes de discussion sur des points archéologiques ou exégétiques, elles ne s’affranchissent de leur horizon théologique. Aussi, on jettera un œil intéressé à la traduction Dhorme en Pléiade de l’Ancien Testament, qui représente l’un des rares essais de traduction non confessionnelle en français (évitez par contre Grosjean en Pléiade pour le Nouveau Testament, d’autres que moi en ont donné ailleurs les raisons).

      (Je laisse volontairement de côté les ovnis que sont les traductions Chouraqui et Bayard, qu’on n’ouvrira, à mon avis, que pour se faire peur : au motif de rendre le sens premier et la poésie du texte, chacune en trahit la forme — quand ce n’est pas le sens chez Chouraqui.)

      Enfin, dernier coup de projecteur : dans une visée nettement catholique, mais pour une langue belle et fidèle au texte biblique, je ne saurais trop inciter le lecteur à ouvrir la traduction du chanoine Osty et de l’abbé Trinquet, rééditée au Seuil ; Osty, qu’on a pu qualifier de génie de la traduction, a participé à l’élaboration de la Bible de Jérusalem, et a pu y former son sens de traducteur. Ayant traduit à lui seul (!) l’ensemble de la Bible, sa Bible a une unité de style très appréciable ; l’appareil exégétique hélas commence à dater sérieusement.

      Aussi, pour un commentaire accessible et passionnant de la Bible, j’invite à consulter les livres commentés parus chez Bayard (Nouveau Testament sous la direction de Daniel Marguerat, et quelques livres de l’Ancien Testament par Thomas Römer, le professeur et nouvel administrateur du Collège de France ; tous deux sont des universitaires incontournables de leur discipline, et ont dirigé chacun des volumes d’introduction aux deux Testaments qui sont, pour l’histoire textuelle et critique, indispensables à qui s’intéresse à la question). Römer a également publié au Seuil une étude sur la naissance de la religion yahwiste et l’imposition de Yahweh comme divinité unique des Juifs (L’invention de Dieu, 2014), absolument passionante ; pour ceux qui en veulent un avant-goût, ils peuvent visionner librement les cours 2010-2012 du Pr. Römer au Collège de France.

      En résumé, donc : pour tout le monde, la TOB et, pour la Bible hébraïque, Dhorme ; pour les catholiques, Osty ; pour l’exégèse, les traductions commentées par Marguerat et Römer et les introductions aux deux Testaments par les mêmes.

      Répondre
  2. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    J’en profite pour citer ici une intervention de Neo-Birt7 sur le site de Brumes (intervention du 08 janvier 2020) :

    « Pour quiconque serait intéressé, je signale que les meilleures translations du grec néotestamentaire sont de très loin celles d’Édouard Delebecque, en raison de sa compétence grammaticale exceptionnelle : Actes des Apôtres, Évangile de Jean, Évangile de Luc, éditions bilingues assorties de notes philologiques précieuses et largement renouvelées par rapport aux devanciers. Je ne résiste pas au plaisir d’en extraire un morceau pour le comparer au rendu concis mais complètement insensible aux inflexions du grec, proposé par Grosjean : pour Actes 5 :7-9 Delebecque traduit « or il y eut un intervalle d’environ trois heures et sa femme, sans savoir l’événement, entra. Pierre lui lança cette réponse : dis-moi, est-ce vraiment pour tel prix que vous avez aliéné le terrain ? » Elle dit : « Oui, c’est juste à ce prix. » Alors Pierre : « Se peut-il que vous soyez convenus de tenter l’Esprit du Seigneur ? Vois : les pieds de ceux qui ont enseveli ton mari sont devant la porte et ils vont t’emporter. » Sur-le-champ, elle tomba devant ses pieds et rendit l’âme » (1982, p. 23, version assortie de pas moins de sept notes de langue). Voici maintenant Grosjean : « environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui répondit : Ce domaine, dis-moi, vous l’avez bien vendu tant ? Elle dit : Oui, tant. Pierre lui dit : Pourquoi vous êtes-vous entendus pour mettre à l’épreuve l’Esprit du Seigneur ? Voilà à la porte les pas de ceux qui ont enseveli ton mari et qui vont t’emporter aussi. Elle tomba tout de suite à ses pieds et expira » (p. 366). »

    Et donc, pour ceux que les traductions de M. Delebecque intéresseraient, Neo-Birt7 précise :

    De Delebecque, l’Évangile de Luc et les Actes des Apôtres sont parus aux Belles Lettres respectivement en 1976 et 1982, tandis que l’Évangile de Jean est sorti chez J. Gabalda, dans la série des Cahiers de la Revue biblique, en 1987 ; sur un plan plus strictement érudit, les Belles Lettres ont ajouté un sien volume, concis mais capital, d’Études grecques sur l’Évangile de Luc en 1976 à la prestigieuse Collection d’études anciennes, et Gabalda une monographie sur les deux recensions des Actes – le texte alexandrin, plus court, et le Texte occidental attesté par le seul codex Bezae -, où Delebecque considère, par le truchement d’une forte analyse philologique et linguistique, que l’une et l’autre sont authentiques, car Luc a publié deux moutures successives de son livre (Les deux Actes des Apôtres,1986).

    Cher Trollitrolleur,
    Je pense que c’est exactement pour une texte comme la Bible que la question des bonnes éditions/traductions se pose. Encore une fois : il ne s’agit pas de déterminer « LA » meilleure, mais de discuter des mérites et défauts de chacune, afin de choisir et lire en connaissance de cause.

    Répondre
  3. Trollitrolleur
    Trollitrolleur dit :

    Très cher Draak,

    Tout d’abord merci pour avoir créé un tel site. Je ferai de la pub à mes amis s’ils ont besoin de conseils; avec les nombreuses interventions de Neo-Birt7 et votre participation, cela ne devrait pas trop poser de problème.

    Pour vous répondre, je ne partage pas du tout votre conception de « meilleur édition/traduction » concernant la Bible. Quoique pour l’édition ça se discute, pas la traduction. La traduction est, depuis toujours, un parti pris. Mais en ce qui concerne la Bible le fait que différents croyants tels que les chrétiens, les orthodoxes, les protestants ne s’accordent pas toujours sur la traduction, c’est un vrai problème. En effet l’on pourrait dire quelle est la meilleure traduction au sens littéraire du terme. Et c’est bien évidement Lemaistre de Sacy au XVIIème qui a fait la meilleure traduction, selon moi encore une fois. Très élégante avec beaucoup de style, très belle. Mais hormis des dehors très littéraires sur lesquels nous avons l’habitude de débattre sur les éditions, il s’agit d’un texte religieux qui ne fait pas toujours l’unanimité quoiqu’on en dise.

    Je comprends ce que vous voulez dire, et je comprends également que l’on puisse ne pas penser comme moi. Mais en terme de Bible je préfère ne pas parler de meilleure traduction mais de traduction plus « fiable ». En ce qui concerne la bible et ses trop nombreuses éditions, il n’existe pas UNE traduction en particulier qui prévaut sur les autres. Il existe seulement une minorité de traductions plutôt fiable dont certaines que j’ai cité (du moins c’est mon sentiment, cela relève d’un parti pris).

    Répondre
    • DraaK fut là
      DraaK fut là dit :

      Cher Trollitrolleur,
      « Fiable » est sans doute plus adéquat que « meilleur » ; car c’est bien ce que je signifiais.
      De mon point de vue (furieusement athée), la traduction de la Bible se discute de la même façon que la traduction de Tom Sawyer. C’est bien parce qu’il y a un parti pris dans la traduction que celui-ci peut se discuter, et d’autant plus que le texte est très ancien. Une traduction élégante est un point de vue, mais est-elle, justement fiable ? Par rapport à quelle source ? etc.
      J’ai souvenir d’une traduction (mais tout cela est fort loin…) très laconique qui avait fait parler d’elle il y a une vingtaine d’années. Je crois qu’il n’y avait pas de phrases verbales dans les premières lignes. Est-elle plus proche d’une source originelle ? Mais est-elle lisible ?
      Tout cela est passionnant. Je vais me procurer la traduction de Lemaistre de Sacy et nous pourrons en discuter plus ; même si tout cela dépasse de loin mes connaissances.
      Je vais essayer d’attirer l’attention de Neo-Birt7 sur notre discussion et l’article « Bible ». Encore une fois, ses lumières nous seront très utiles !

      Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *