Lors des interventions, il est inévitable que la discussion dévie et que des sujets annexes soient abordés.  Il y a fort à parier que la richesse du site émergera de ces discussions annexes, qui sont donc tout à fait les bienvenues.

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Bonnes discussions !

13 réponses
  1. Neo-Birt7
    Neo-Birt7 dit :

    Que pensez-vous de l’élection, et avec la manière, de Barbara Cassin à l’Académie française ? Avec cette philologue classique et historienne de la philosophie ancienne (Parménide, les Sophistes, Aristote essentiellement) devenue une puissance agissante dans les débats philosophiques actuels, il me semble que l’illustre Compagnie remonte quelque peu la pente.

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    • DraaK fut là
      DraaK fut là dit :

      Bonjour Neo-birt7,
      Pour information, entretien avec Barbara Cassin dans Le Monde (12 mai 2018, 23h06), version électronique. Une femme qui attire la sympathie. Apparemment, Marc Fumaroli a été important pour son entrée à l’Académie (Marc Fumaroli que vous citiez ici-même il y a quelques jours sur la page « Jean de la Fontaine » ; tout se tient…)

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  2. DraaK fut là
    DraaK fut là dit :

    Cher Neo-birt7,
    Alain Sournia, que j’ai cité en page de garde (car il avait souligné les traductions multiples d’un même passage antique), me signale par mail :
    « La plupart des traductions sont, je crois honnêtes, sauf en langues modernes où des étidiants travaillent à la pige pour payer leur chambre. En langues anciennes, chaque traducteur s’efforce de traduire de son mieux ce qu’il comprend ; les difficultés sont innombrables et immenses. En fait, la traduction est une GAGEURE, une arnaque qui remonte à l’invention du langage verbal articulé, il y a environ 75 000 ans. »
    Cette honnêteté de la traduction me laisse dubitatif. D’autant qu’elle ne peut être un critère si la compétence n’est pas au rendez-vous.
    Un avis là-dessus ?

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  3. Neo-Birt7
    Neo-Birt7 dit :

    Je ne suis pas loin de donner raison à M. Sournia ; les dés sont foncièrement pipés, témoin ce propos liminaire de l’immense helléniste que fut John D. Denniston, auteur des indispensables, quoique vieillies et en voie de remplacement à Oxford (deo fauente !), « Greek Particles », seconde édition revue par Kenneth J. Dover (1951), p. VI, « translation is always a dangerous business, because it assumes equivalence between expressions which (if we go beyond such simple equations as ποταμός = ‘river’) are hardly ever equivalent », parce que le génie de la langue source, surtout si elle est à flexion ou si son système graphique se prête à de délicates variations, permutations, contaminations sémasiologiques comme en chinois, en japonais, et bien plus encore en sumérien ou en akkadien, déborde toujours de ce qu’autorise les possibilités de la langue d’arrivée.

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    • Domonkos Szenes
      Domonkos Szenes dit :

      Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais il me semble qu’on parle très fréquemment et à juste titre, de la plus ou moins grande méconnaissance que peuvent avoir certains traducteurs de la langue de départ, ou bien de l’établissement du texte de départ, et insuffisamment de la plus ou moins grande méconnaissance que peuvent avoir certains traducteurs de la langue d’arrivée, même et surtout lorsqu’il s’agit de leur langue réputée maternelle. Quand je vois certains individus qui écrivent comme un cochon en français ou qui semblent en ignorer le génie propre et les ressources, j’imagine qu’ils ne peuvent être de grands traducteurs, quand bien même seraient-ils des dieux en grec ancien ou en chinois classique. (Je pourrais citer des exemples, hélas trop nombreux, mais est-ce bien utile ?) Et cela ne me paraît pas devoir s’améliorer, dans un proche et prévisible avenir, tout au moins.

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      • Domonkos Szenes
        Domonkos Szenes dit :

        Pour autant, il est bien entendu que le travail de traduction ressort de l’impossible. Ce qui n’empêche pas de l’entreprendre. Et, également, qu’il faut au lecteur à qui il est destiné, un certain talent, un peu d’intuition, d’imagination, de sensibilité. Sans compter qu’il ne paraît pas inutile que ledit lecteur fasse une partie du chemin en s’instruisant sur la langue et la culture d’où provient l’oeuvre qu’il est en train de lire en traduction. Le traducteur ne peut pas tout faire et livrer un produit prêt à digérer, sous emballage et en atmosphère stérile.

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  4. Sébastien
    Sébastien dit :

    Petit jeu : chercher les romans « circadiens » (dont l’action se déroule en un jour). Ex. : Ulysse de Joyce. J’en ai trouvé trois autres mais la liste n’est pas exhaustive.

    * Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
    * Une Journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne
    * Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry

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    • DraaK fut là
      DraaK fut là dit :

      Je ne suis plus sûr à 100%, mais j’ai en tête :
      – Les Heures (the hours), de Michael Cunningham

      Excusez-moi si je me trompe, mais je pense aussi à :
      – Mrs Dalloway, de Virginia Woolf (que j’ai lâché avant la fin de la journée ; donc pas sûr de moi).

      Enfin, j’ai sur le bout de la langue un titre dont je me souviens qu’il se passe sur 24h, mais une partie de nuit, si bien que l’on est finalement sur deux jours (mais ça ne me revient pas…)

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    • Ben
      Ben dit :

      Je propose:
      * Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Zweig (une nouvelle, certes, et beaucoup de nouvelles sont circadiennes, mais je la mentionne pour son titre explicite)
      * Laissez bronzer les cadavres, Manchette
      Je pense qu’on peut en trouver d’autres du côté du polar (certains Hercule Poirot ? Maigret ?).

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